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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 17:50

pilotedemavie.jpg«Décidément, n'est pas qui Guy Fréquelin qui veut»....Telle est la réflexion que je me suis faite en refermant cet ouvrage au titre évocateur : «Pilote de ma vie». Le titre est vraiment approprié, rien à dire.

 

Guy Fréquelin naît dans une famille de paysans, précisément à Hûmes (Haute-marne), non loin de Diderot. Il lui faut une trentaine de pages pour parler de sa jeunesse à la ferme jusqu'à son service militaire, le tout dans un vocabulaire simple, dépouillé des fantaisies habituelles ou de figures de style propres aux errements purement littéraires. Dans l'expression de ses lignes, vous respirez constamment cette envie d'aller droit au but, sans artifices ni sentimentalisme excessif.

 

Guy commence sa carrière en tant que vendeur de voitures, puis dispute son premier rally en tant que copilote, une passion qui le poussera à devenir l'un des meilleurs pilotes automobiles de tous les temps.

 

Le 1er mars 1972, Guy Fréquelin prend une décision lourde de sens : il claque la porte de son poste de vendeur et décide de vivre de la course automobile. Ses patrons crient au fou, mais lui laissent quand même (fort sympathiquement) la possibilité de revenir au bercail en cas d'échec. A partir de la page 48, tout s'enchaine et ses premiers faits d'armes en compétitions remontent à la surface à une cadence infernale. Il décrochera finalement son premier contrat pro de pilote en Automne 1976...soit seulement quatre ans après avoir plaqué son job de commercial !

 

Avec cette oeuvre, nous entrons dans le passé glorieux d'un type qui a manifestement une mémoire d'éléphant... Ses souvenirs ? des victoires, bien sûr, mais également des désespoirs, des injustices, sans oublier des hommages à quelques amis décédés dans le feu de la course. Ce livre se parcoure un peu comme un roman, à la différence que quelques photos viennent égayer un récit assez palpitant, illustrant une époque révolue où tout semblait nettement plus facile. 

 

En tant que lecteur, l'on rit en général très peu et l'on a surtout se met surtout dans la peau «du héros» pour les plus compétiteurs d'entre nous. Parfois, l'on éprouve aussi une grosse lassitude devant tant d'éléments techniques omniprésents dans les phrases. (genre des pneus, caractéristiques des véhicules en course, etc...un lexique a été inséré en fin de livre)...Mais aurait-il été possible de faire l'impasse sur des éléments techniques pour relater cette histoire ? je ne le crois pas.

 

Au sein de cet ouvrage, quelques tirades marquent l'esprit aussi sûrement qu'un fer brûlant sur la peau. «Ce que j'aime par dessus tout, chez toi, c'est que tu as toujours cherché à t'en sortir. Ta volonté ta rage de vaincre et ton envie de réussir me poussent à te confier ce poste». (p 142 lorsque Guy se voit proposer un poste à sa taille dans la direction de PSA...). L'hommage est magnifique, la promotion loin d'être imméritée.

 

Pour sa passion, Guy Fréquelin risquera sa vie plusieurs fois, et pas que sur l'asphalte... Les difficiles conditions de transports aériens lors des «des Rallye-raids», tout le monde en a déjà plus ou moins entendu parler, ne serait-ce que par la tragédique expérience de Daniel Balavoine.

 

J'ai particulièrement aimé ses premières impressions lorsqu'il rencontre Sébastien Loeb, en mars 2000. A l'époque, Loeb lui fait l'effet d'un type introverti mais ses chronos étaient si ébouriffants qu'il ne pouvait que le faire signer dans son écurie.

 

Dominique Heinz, l'un des premiers équipiers de Sébastien Loeb, aura cette réflexion au sujet de ce jeune poulain : «Ou ce garçon est fou, ou c'est un génie !» (p194). Les gens ne s'en rendent pas souvent compte : le génie est souvent associé à la folie. C'est trivial, mais l'idée géniale peut tout à fait naître après s'être cogné la tête quelque part !

 

Je ne peux pas vous dire que j'ai tout apprécié dans cet ouvrage. J'ai surtout aimé le personnage, son côté très honnête, exigeant et précis. Mais en toute sincérité, ceux qui n'aiment pas les sports mécaniques n'y trouveront aucun intérêt, de même que ceux qui ne comprennent que l'on puisse vouloir vivre sa vie intensément ...  (Si, si, il y'a des gens qui aiment une vie de patachon, je vous assure

 

Guy Fréquelin a toujours piloté sa vie...Et il continue de le faire aujourd'hui, à la retraite...Peut-on d'ailleurs parler d'une retraite ? Pas vraiment, puisque notre homme se livre encore à du parapente est s'est retrouvé à gravir l'Acotango (6052m), en 2007 lors d'un séjour en Bolivie.

 

La grande leçon de ce livre, c'est sûrement que personne d'autre que vous ne doit décider de ce qui est bon ou pas pour votre avenir.

 

Lien utile :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Guy_Fr%C3%A9quelin

 

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commentaires

khanel3 28/01/2013 21:50


J'imagine que les passionnés de voiture aimeront et l'ambition de cet homme peut donner un bon exemple aux autres ! bonne journée

gestiondevie.over-blog.com 29/01/2013 12:17



Coucou Khanel,


un bon bouquin, surtout pour ceux qui veulent suivre un exemple comme le sien...c'est sûr.


très bonne journée !



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