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2 mars 2013 6 02 /03 /mars /2013 14:22

 

Avertissement préalable : ceci est une interview à vocation uniquement sensibilisatrice. Compte tenu du sujet et des éventuelles dérives qui peuvent en résulter, les propos eugénistes, xénophobes ou injurieux ne seront pas tolérés sur mon blog. Merci de votre compréhension.

 

 

Nous sommes un peu plus de sept milliards d'êtres humains sur cette planète. Sept milliards d'individus petits ou grands qui veulent constamment améliorer leurs conditions de vie. J'aimerais beaucoup vous dire qu'il sera possible pour tout le monde de continuer dans cette folie consumériste et nataliste sans que cela n'ait de conséquences fâcheuses, mais cela serait mentir. L'économiste Thomas Malthus (voir ici) fut le premier à envisager que les ressources alimentaires disponibles ici bas puissent commencer à manquer pour les hommes. Beaucoup plus tard, le commandant Cousteau remit à l'honneur cette idée que la population mondiale serait le plus grand danger pour notre planète. (cf émission ci-dessus avec l'intervention du commandant Cousteau ainsi que ces projections sur la population mondiale)

 

Voici quelques réflexions intéressantes sur ce sujet avec le fondateur de l'association «démographie responsable» (M. Denis Garnier), association dont le but est d'oeuvrer pour la stabilisation, voire la diminution de la population humaine mondiale, qui est l'un des plus grands défis de ce siècle. Tous les jours, nous voyons les ravages que causent la pollution, l'exploitation intensive des terres agricoles (malbouffe, etc...), la dégradation de la faune et de la flore qui s'accélère (je pourrais par exemple vous parler «des continents poubelles» sur les océans, etc)...Bref, nul besoin d'être un bobo ou un extrémiste écologiste pour comprendre que la planète est vraiment en danger !.

 

 

Bonjour, heureux de vous recevoir sur mon blog. J'ai lu d'une vos interviews (ici). Pourriez-vous vous nous expliquer pourquoi vous avez fondé cette association et quels sont les buts qu'elle poursuit ?

 

DG : Lorsqu'il est question dans les médias de la croissance démographique dedenisgarnier l'humanité, on entend en permanence dire qu'à ''telle date'' nous serons ''tant''. Or, toute personne un peu censée peut se rendre compte que justement en ce qui concerne la procréation rien n'est écrit d'avance : tout couple peut décider de n'avoir qu'un nombre limité d'enfants et bien évidemment, si un grand nombre d'entre eux adopte cette ligne de conduite, il est possible de déjouer ces pronostics.

C'est pour rendre possible cette évolution qu'avec plusieurs personnes nous avons décidé de créer ''Démographie Responsable''. Le but de notre association est de sensibiliser nos compatriotes et par delà, le public francophone, sur les implications de la poursuite de la croissance de nos effectifs. A ces personnes ensuite, si elles en sont convaincues, d'adopter librement une attitude responsable, c'est-à-dire de ne pas dépasser les deux enfants.

 

Parler de natalité est plutôt «tabou», surtout dans un pays de tradition chrétienne comme le nôtre…D'ailleurs, une pression sociale énorme s'exerce sur les couples ou les femmes qui n'ont pas d'enfants ou qui ont une famille peu nombreuse, ce qui est vraiment exaspérant. Que faites-vous à l'échelle du pays et du monde pour tenter de briser ce tabou et sensibiliser les populations ?

 

DG : La tradition chrétienne n'est pas le plus grand frein : l'exemple de l'Espagne et de l'Italie dont le taux de fécondité (1,4) est beaucoup plus bas que le nôtre (2,0) en atteste. Je pense plutôt qu'il y a chez nous une tradition nataliste qu'il serait trop long d'étudier ici, mais où le besoin de ''chair à canon'' a joué un rôle certain : il faut rappeler que les ''néo-malthusiens'' du début du siècle dernier ont été condamnés à plusieurs années de prison un peu après 1920.

Je reconnais que la pression qui s'exerce sur les couples est assez ''crispante'', mais nous assistons depuis peu à une reconnaissance (via certaines émissions) du droit à ne pas avoir d'enfants.

Dans l'étape d'organisation et d'effectif où nous en sommes, nous tentons de faire parler du sujet via les publication sur notre site ou sur les réseaux sociaux. Nous avons par ailleurs effectué un rassemblement à Paris à l'occasion du passage (théorique) aux 7 milliards en octobre 2011 et nous venons aussi récemment de d'organiser une Conférence avec le concours de Hugues Stoeckel, Michel Sourrouille et Didier Barthès (lien).

 

Le lien est celui-ci :

https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=2aDwQn6s9aI#!

 

 

Entretenez-vous des liens privilégiés avec des partis ou des candidats écologistes ? Quel regard portez vous sur des mouvements anglais comme «no kid's» ?

 

DG : Nous n'avons aucune attache avec quelque parti que ce soit. Par contre, nous relayons volontiers la parole de personnalités politiques lorsqu'elles interviennent dans notre sens. Cela a été le cas avec Yves Cochet (EELV) lorsqu'il a lancé son idée de «grève du 3ème ventre» ou avec Antoine Waechter (MEI) qui s'exprime volontiers lui aussi sur cette question. Nous pensons que sur ce sujet qui demande un très large consensus, il serait contre-productif de choisir un camp plutôt qu'un autre.

Nous sommes évidemment proches des mouvements «Nos Kid's», par le fait que nous parlons tous d'auto-limitation de la procréation. Ceci étant, nous n'appelons pas à ne plus faire d'enfants. En effet, si un petit nombre de personnes n'ont pas d'enfants, du point de vue de la moyenne, c'est plutôt positif. Par contre, au-delà, si un grand nombre de personnes suivaient cet exemple, nous aurions de sérieux problèmes de déséquilibre dans la pyramide des âges. Pour l'avenir de l'espèce humaine, et en tablant sur un rapprochement justifié des niveaux de vie, il vaut mieux convaincre une femme d'un pays en voie de développement de passer de 6 à 2 enfants que de convaincre une femme occidentale de ne pas en avoir du tout...

 

Le dérèglement du climat amènera des migrations importantes de population. Certains élus verts, comme Yves Cochet, préconisent de faire appel «à quelques réfugiés climatiques de la jeunesse du sud» pour résoudre le problème des caisses de retraite de 2020 à 2050.

http://www.lemonde.fr/planete/chat/2009/11/20/faut-il-faire-moins-d-enfants-pour-sauver-la-planete_1270074_3244.html

Qu'en pensez-vous ?

 

DG : Au vu de la situation sociale actuelle, il n'est pas sûr qu'un surcroît d'immigration soit accepté sereinement par nos concitoyens. De plus, pour résoudre le problème des retraites, la proposition d'Yves Cochet n'aurait qu'un effet marginal. Il faudrait plutôt mettre en œuvre des réformes structurelles (allongement de la vie professionnelle par les deux bouts, épargne,...) et intégrer qu'en vieillissant le mode de vie doit devenir plus frugal, ce qui est d'ailleurs déjà le cas pour un certain nombre d'entre nous, mais n'est pas gagné pour tous...

 

Fin de la première partie d'interview

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Published by gestiondevie.over-blog.com - dans interviews
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commentaires

Logiciel ERP 21/03/2017 15:12

Bien

Eric Mariaud 24/03/2013 13:22


La question des retraites ne manque certes pas de susciter de l'intérêt, mais c'est tout un système d'économie basé sur la décroissance économique, qu'il faut inventer, pour que la décroissance
démographique s'opère en souplesse. Ce système économique est-il possible ? Les seul exemples de sociétés économique sont bases sur la croissance, et la prolifération forcenée de notre espèce.

gestiondevie.over-blog.com 24/03/2013 14:26



Bonjour Eric,


merci pour ce commentaire. Je ne crois pas que notre système économique soit viable sur le long terme, c'est à dire capable d'assurer la même qualité de vie à tout le monde sur une très longue
période. L'homme a toujours trouvé des solutions à tous les problèmes mais souvent en massacrant des civilisations entières ou des espèces plus faibles.


Nous sommes ce qu'il convient d'appeler "des supers prédateurs" qui détruisent tout et ne réfléchissent aux conséquences qu'après coup.


Il y aurait beaucoup de choses à repenser au niveau économique et social, ne serait-ce qu'à l'échelon national.


Les allocations familiales en France, par exemple, me semblent dater d'une époque révolue. Faire un enfant doit être un choix uniquement guidé par l'amour et non pas par des intérêts
financiers...


Comme vous le soulignez, il n'existe pas de système économique fondé sur la décroissance démographique (enfin peut être pas encore!) ... Faut-il que l'on arrive au bord du précipice (en
détruisant toutes les espèces animales, végétales, etc...) avant de se rendre compte de la nécessité d'un nouveau modèle économique ? j'ai l'impression que c'est ce que nous attendons.


@ bientôt


 


 



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