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2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 12:20

L'histoire des sports fourmille de matchs épiques qui valent vraiment la peine d'être vécus. Des instants où le temps n'a plus aucune importance, ou le caractère fascinant du spectacle est tel que nous ne pouvons que nous incliner devant ses innombrables atouts de séduction.

 

Ainsi va le sport, ainsi va la vie. Quand les acteurs brillent autant par leurs valeurs que par leurs talents, quand l'issue de la victoire est incertaine tant la lutte est acharnée, quand le pot de terre rencontre le pot de fer ou que deux grands champions de niveau équivalent se livrent à un duel dont les plus beaux épisodes restent à jamais gravés dans le marbre, le temps interrompt forcément sa marche infernale.

 

Le public, en particulier dans le nord (c'est l'une des choses qui me manquent le plus), m'a aussi souvent impressionné par son enthousiasme, son amour pour «un modèle» sportif déterminé, sa capacité à vibrer pour la moindre action de jeu, à soutenir quoi qu'il arrive, à sublimer les acteurs d'une scène à un niveau qu'ils n'espéraient jamais atteindre. La détresse physique ou psychologique est quelque chose qui n'est jamais inconnue pour un sportif. En principe, il sait ce que l'une et l'autre peuvent bien représenter, ce que le dépassement «de soi» signifie exactement, et quel cap garder pour obtenir la récompense de ses efforts sans négliger ses limites physiologiques.

 

Les valeurs du sport sont universelles et outrepassent tous les clivages ethniques, culturels, religieux, sociaux ou culturels. Parfois bafouées, piétinées par l'argent, le racisme, ou détournées au profit d'idéologies néfastes, ces valeurs parviennent à rassembler des peuples entiers à l'occasion d'événements majeurs, tels les jeux Olympiques ou les coupes du Monde de Football. Je crois que je peux déterminer précisément mon intérêt pour le sport à 1982, je devais avoir 8 ans à l'époque. Avant, je ne dirais pas que je n'aimais pas le sport, mais pour moi, ce n'était que quelque chose de très abstrait. Par la suite, je me suis vite rendu compte que j'aimais ça, que d'autres préféraient trouver des prétextes pour échapper à ce qu'ils considéraient comme une corvée, alors que pour ma part, je n'en avais jamais assez. Le sport n'est pour moi que du plaisir à prendre, que ce soit en spectateur ou en pratiquant.

 

De temps en temps, aussi, les programmes sportifs nous offrent des moments de volupté dans un monde de brutes (rires). Je me souviens par exemple que le jeune boutonneux complexé que j'étais ne dédaignait pas les jupons que l'exquise Chris Evert Lloyd exhibait à un public acquis à sa cause... allez savoir pourquoi ?

   

Cependant, et pour revenir sur terre...Je n'oublierai jamais cette défaite de Séville en 1982, qui a marqué d'une pierre blanche mon intérêt pour le sport. Ce mélodrame qui s'est joué à ciel ouvert, sous les yeux des caméras et de téléspectateurs qui passaient et repassaient sans cesse de l'espoir au désespoir. Je revois encore Giresse qui exulte après avoir marqué un troisième but superbe, ces coups de klaxons dans la rue avant même que le match ne soit terminé, ce voisin qui s'arrachait les cheveux après les égalisations successives allemandes.

 

S'il y a une morale à cette histoire, c'est que l'on peut mériter quelque chose et finalement, ne pas obtenir ce que l'on souhaite ardemment, par pêché d'orgueil ou abus de naïveté. L'équipe de France de cette période savait attaquer mais ne savait pas défendre. Elle aurait dû remporter ce match et logiquement, ensuite, la Coupe du Monde. Si elle n'a pas pu aller jusqu'au bout, c'est uniquement parce qu'elle n'a pas su se remettre en question au moment opportun, en étant presque trop sûre de son jeu. Mais qu'elle était belle, cette équipe, totalement insouciante et valeureuse, elle qui n'avait pas peur d'attaquer alors qu'elle menait déjà au score à quelques minutes de la fin d'un match crucial pour son avenir. Malheureusement, son esprit chevaleresque n'avait pas été récompensé ce jour là. Un peu plus tard, vint la victoire en coupe Europe. Puis 1998... et le terme d'une malédiction.

 

 

 

 

 

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