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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 17:50

pilotedemavie.jpg«Décidément, n'est pas qui Guy Fréquelin qui veut»....Telle est la réflexion que je me suis faite en refermant cet ouvrage au titre évocateur : «Pilote de ma vie». Le titre est vraiment approprié, rien à dire.

 

Guy Fréquelin naît dans une famille de paysans, précisément à Hûmes (Haute-marne), non loin de Diderot. Il lui faut une trentaine de pages pour parler de sa jeunesse à la ferme jusqu'à son service militaire, le tout dans un vocabulaire simple, dépouillé des fantaisies habituelles ou de figures de style propres aux errements purement littéraires. Dans l'expression de ses lignes, vous respirez constamment cette envie d'aller droit au but, sans artifices ni sentimentalisme excessif.

 

Guy commence sa carrière en tant que vendeur de voitures, puis dispute son premier rally en tant que copilote, une passion qui le poussera à devenir l'un des meilleurs pilotes automobiles de tous les temps.

 

Le 1er mars 1972, Guy Fréquelin prend une décision lourde de sens : il claque la porte de son poste de vendeur et décide de vivre de la course automobile. Ses patrons crient au fou, mais lui laissent quand même (fort sympathiquement) la possibilité de revenir au bercail en cas d'échec. A partir de la page 48, tout s'enchaine et ses premiers faits d'armes en compétitions remontent à la surface à une cadence infernale. Il décrochera finalement son premier contrat pro de pilote en Automne 1976...soit seulement quatre ans après avoir plaqué son job de commercial !

 

Avec cette oeuvre, nous entrons dans le passé glorieux d'un type qui a manifestement une mémoire d'éléphant... Ses souvenirs ? des victoires, bien sûr, mais également des désespoirs, des injustices, sans oublier des hommages à quelques amis décédés dans le feu de la course. Ce livre se parcoure un peu comme un roman, à la différence que quelques photos viennent égayer un récit assez palpitant, illustrant une époque révolue où tout semblait nettement plus facile. 

 

En tant que lecteur, l'on rit en général très peu et l'on a surtout se met surtout dans la peau «du héros» pour les plus compétiteurs d'entre nous. Parfois, l'on éprouve aussi une grosse lassitude devant tant d'éléments techniques omniprésents dans les phrases. (genre des pneus, caractéristiques des véhicules en course, etc...un lexique a été inséré en fin de livre)...Mais aurait-il été possible de faire l'impasse sur des éléments techniques pour relater cette histoire ? je ne le crois pas.

 

Au sein de cet ouvrage, quelques tirades marquent l'esprit aussi sûrement qu'un fer brûlant sur la peau. «Ce que j'aime par dessus tout, chez toi, c'est que tu as toujours cherché à t'en sortir. Ta volonté ta rage de vaincre et ton envie de réussir me poussent à te confier ce poste». (p 142 lorsque Guy se voit proposer un poste à sa taille dans la direction de PSA...). L'hommage est magnifique, la promotion loin d'être imméritée.

 

Pour sa passion, Guy Fréquelin risquera sa vie plusieurs fois, et pas que sur l'asphalte... Les difficiles conditions de transports aériens lors des «des Rallye-raids», tout le monde en a déjà plus ou moins entendu parler, ne serait-ce que par la tragédique expérience de Daniel Balavoine.

 

J'ai particulièrement aimé ses premières impressions lorsqu'il rencontre Sébastien Loeb, en mars 2000. A l'époque, Loeb lui fait l'effet d'un type introverti mais ses chronos étaient si ébouriffants qu'il ne pouvait que le faire signer dans son écurie.

 

Dominique Heinz, l'un des premiers équipiers de Sébastien Loeb, aura cette réflexion au sujet de ce jeune poulain : «Ou ce garçon est fou, ou c'est un génie !» (p194). Les gens ne s'en rendent pas souvent compte : le génie est souvent associé à la folie. C'est trivial, mais l'idée géniale peut tout à fait naître après s'être cogné la tête quelque part !

 

Je ne peux pas vous dire que j'ai tout apprécié dans cet ouvrage. J'ai surtout aimé le personnage, son côté très honnête, exigeant et précis. Mais en toute sincérité, ceux qui n'aiment pas les sports mécaniques n'y trouveront aucun intérêt, de même que ceux qui ne comprennent que l'on puisse vouloir vivre sa vie intensément ...  (Si, si, il y'a des gens qui aiment une vie de patachon, je vous assure

 

Guy Fréquelin a toujours piloté sa vie...Et il continue de le faire aujourd'hui, à la retraite...Peut-on d'ailleurs parler d'une retraite ? Pas vraiment, puisque notre homme se livre encore à du parapente est s'est retrouvé à gravir l'Acotango (6052m), en 2007 lors d'un séjour en Bolivie.

 

La grande leçon de ce livre, c'est sûrement que personne d'autre que vous ne doit décider de ce qui est bon ou pas pour votre avenir.

 

Lien utile :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Guy_Fr%C3%A9quelin

 

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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 12:11

 

lutteetaimeQui connait Guy Gilbert ? C'est un prêtre au blouson de cuir ! Un personnage aussi singulier par son accoutrement que par son approche anticonformiste du christianisme. Depuis qu'il est entré dans l'église, il s'est fait un surnom : «le curé des loubards», en référence à son engagement dans la réinsertion de jeunes délinquants qu'il tente de remettre sur le droit chemin depuis de très longues années. Un type bien, vous dis-je. Il en faudrait des dizaines comme lui en France mais aussi ailleurs. Lors de ses passages à la télévision (c'est une bête médiatique), il n'hésite pas à critiquer ouvertement les positions du Vatican que cela soit sur l'avortement ou le port du préservatif, tout en disposant toujours de la bénédiction du Saint Siège pour ses oeuvres. Bon, je préfère le dire (quand même) : la logique chrétienne a vraiment ses limites. Quiconque, en ce bas monde, tend la joie droite avec le sourire (s'il vous plait!) peut aussi tendre la gauche dans la foulée et se transformer en punching-ball pour le plus grand plaisir de tous. (…). Essayez donc de tendre la joue avec vos enfants, si vous en avez, et vous verrez rapidement le résultat, sinon, vous pouvez aussi essayer avec d'autres personnes. (...). Le père Gilbert, lui, l'a bien compris, puisqu'il n'hésite pas à distribuer «des torgnoles évangéliques» auprès de ses loubards !

 

N'étant pas chrétien, j'éprouve quand même un profond respect pour lui, parce qu'il a grandi dans la mouise, qui est à peu de chose près la même que la mienne, en peut être pire d'ailleurs, mais comme vous le savez, j'ai horreur des compétitions de misérabilisme (...). C'est pourquoi les écrits du père Gilbert me rappellent un peu ce côté implacable de l'existence.

Florilège de ses écrits avec commentaires... De mon cru, bien entendu.

 

 

 

(Page 11) «S'émerveiller de l'autre, c'est ne plus penser à soi, à sa gueule». Entièrement d'accord avec cette approche, dans l'absolu... Mais quand vous avez quelqu'un qui vous est très proche et qui se trouve dans la misère, vous faites quoi ? vous allez vous occuper des pauvres d'à côté et vous le laissez agoniser sans regrets ?. Le bonheur de nos proches et le nôtre passe avant tout. Par les temps actuels, nombreux sont ceux d'entre nous, justement, qui connaissent des proches dans le besoin. A titre personnel, si je disais combien de temps de ma vie j'ai passé à régler les problèmes des autres avant même de régler les miens... Et je continue, notamment avec ce blog et dans la vie courante. Or, si vous portez trop de la misère du monde sur votre dos sans jamais penser à vous, vous devenez une sorte d'éponge psychologique, et vous accumulez les sacs de nœuds au point que votre cerveau en déborde. Dans ce domaine, j'ai trop donné jusqu'à présent et je donne encore. Or, à un moment donné, il faut bien penser à son propre bonheur !. Il y a bien une chose que j'ai compris ces dernières années : vous ne pouvez pas faire le bonheur des gens malgré eux. C'est pourquoi, sans regrets, envoyez «se faire voir» sans ménagement les ragots et les médisances, soit par l'humour, l'esprit, et même de manière très musclée, sans pincettes ! Faites ce que bon vous semble, mais surtout, gardez toujours le sens de la justice et de l'équité ! Jouissez de la vie «sans entraves» si vous le pouvez, et permettez-vous absolument tous les rêves !

 

Page 19si nous avons la possibilité de gagner de l'argent, le seigneur nous demandera des comptes». Bah, tiens donc. Dieu n'aimerait-il pas «la tune» également, par hasard ?. A-t-il une caisse enregistreuse ? Seulement voilà, je n'aurais sûrement plus grand chose en poche d'ici mon arrivé là haut, au train où vont les choses (rires). Et puis, j'ai un alibi en béton armé... (je fais toujours ce qui me semble juste).

 

(page 30). (A propos des handicapés). «pour un handicapé ou un accidenté, c'est très important de sauvegarder le plaisir sexuel». Hum...Hum. J'en pense que si je me réveillais en fauteuil roulant et qu'en plus, quelqu'un viendrait me susurrer à peu près cette phrase là : «ton bidule, là, entre les jambes, tu peux plus t'en servir du tout»...Et bien si le cas se présente, je demande que l'on m'achève sur le champ, sans aucune pitié...Fort heureusement, je ne suis pas dans cette situation, qui n'est à souhaiter à personne.

 

A partir de la page 48, il commence à parler de sujets «sensibles» comme la persécution des chrétiens dans le monde musulman, de la violence dans les établissements pénitentiaires, du respect qu'il a vis à vis de certaines professions à risques et réunira sûrement l'approbation du plus grand monde par cette approche très objective.

 

Page 122, «Les jeunes (en difficulté, ndlr), nous disent cette vérité très importante : l'animal ne triche pas, l'animal ne ment pas, l'animal ne reprend jamais ce qu'il a donné. Quand un enfant a été jeté dans la nature, à la rue, parce qu'après un bel orgasme ses parents n'en ont plus rien à foutre je peux vous dire que les jeunes qu'on récupère comprennent parfaitement qu'ils ont été abandonnés.» Je dirais presque bravo. C'est cru, certes, cela va en choquer plus d'un qu'un prêtre s'exprime ainsi, mais j'ai envie de dire que c'est de la provocation «saine», qui responsabilise les éventuels parents qui lisent ce bouquin, et dieu sait que les parents qui se foutent de leur progéniture sont nombreux. On apprendra au passage qu'il croit à «un paradis pour les animaux» (pourquoi pas, éventuellement, c'est une belle image poétique, en tous cas...)

 

Page 144. «L'humilité, base de l'autorité». Je partage assez son point de vue, mais il faut savoir se vendre aussi dans le monde d'aujourd'hui et se remettre en cause. Pour moi, donc, l'idéal serait de concilier l'humilité, le talent, et une autorité naturelle. Faire ses preuves au travail, auprès de ses amis, auprès de son banquier, dans les affaires et ce que l'on entreprend, être humble malgré le succès, donner de temps à autre de son temps ou de son argent, etc...dans la mesure du possible. Le tout dans la modestie, avec le plaisir comme vecteur.

 

Directement à la suite, page 144. «Le christ parlait avec autorité. Quand il demande à la tempête de s'arrêter, la tempête ferme sa gueule. L'eau s'aplanit. Et jésus fait son marathon sur les eaux calmes.». C'est typique de ce personnage, je vous laisse goûter, c'est absolument exquis...

 

Dans l'ensemble, la lecture de ce livre n'a pas été désagréable, loin de là. Le prêtre Guy Gilbert ne m'a pas déçu par son franc-parler et m'a assez souvent fait rire. Il nous parle de son enfance pauvre, de ses préoccupations écologiques et spirituelles, etc...

 

L'église catholique est en pleine déconfiture depuis un siècle, tout le monde le sait. Les fidèles sont de moins en moins nombreux. Avec ses lignes simples, Guy Gilbert tente de dépoussiérer les dogmes du christianisme quasiment seul contre tous. Il y a fort à parier qu'il ne s'est pas fait que des amis au Vatican... Du bel ouvrage, j'ai trouvé quelques parties indigestes, mais c'est normal, je suis toujours aussi peu adepte des religions. Accessible à tous à partir de 7 euros, c'est un ouvrage très compréhensible, qui peut rabibocher certaines personnes avec la lecture tout en faisant «une bonne action», puisque ses droits d'auteur sont reversés intégralement à son association.

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11 février 2012 6 11 /02 /février /2012 08:00

maviemiracle.jpgJ'ai toujours aimé les biographies, particulièrement quand elles émanent de gens qui ont traversé des périodes très difficiles dans leur existence (j'en ai encore une en cours), sûrement parce que je me sens très proche d'eux, de part mon vécu.

 

Annie administre la communauté «témoignages de réussites» et tient également les rênes du blog «imaginons ensemble» (voir ma blogroll). C'est peu dire qu'Annie n'a pas été «gâtée» par la vie. Devenue paralytique à l'âge de 26 ans, subissant ensuite la perte d'un de ses enfants (Laurent) à l'âge de 14 ans, Annie est sans aucun doute une miraculée de la vie puisqu'elle a trouvé les forces pour continuer à vivre malgré tout.

 

En toute honnêteté, je ne sais pas si j'aurais eu son courage après des événements si traumatisants, et je me demande très sincèrement si l'un d'entre nous aurait trouvé cette force morale. Déjà, de temps en temps, l'énergie commence à me manquer car la sensation de déployer des efforts considérables pour «pas grand chose» m'est familière, mon naturel très exigeant prenant toujours le dessus !... Alors, oui, Annie, l'on en redemande, des ouvrages comme ça.

 

Je n'adhère pas à 100% de tout ce que peut dire Daniel Sévigny dans son concept de «la pensée positive», mais s'il permet à des personnes de se relever après de telles épreuves, il mérite amplement d'intégrer le groupe restreint des bienfaiteurs de l'humanité. Les personnes handicapées ont aussi le droit d'être heureuses, de connaître l'amour, de voyager, de vivre pleinement ces moments merveilleux qui font la vie, comme le démontre ce livre.

 

Et à l'heure où la stigmatisation de telle ou telle catégorie de la population devient monnaie courante, il fait toujours bon de rappeler ce qu'est la tolérance. En matière de bonheur, il ne pourra jamais exister «d'êtres supérieurs» ou «inférieurs», la pensée et l'action ne nécessitant aucun pouvoir surnaturel. Annie nous démontre ainsi que l'on peut «renaître» après avoir touché le fond du fond dans beaucoup d'aspects de notre vie, le meilleur ne dépendant toujours que de nous.

 

Site de vente : http://www.amazon.fr/Vie-Est-Miracle-Touzard-Annie/dp/2355088810

 

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29 juillet 2011 5 29 /07 /juillet /2011 11:10

gestes-du-succes.jpgJ'ai lu pour vous "les gestes du succès, les mots de la réussite" de Joseph Messinger, psychologue et spécialiste de la communication verbale et non verbale.

 

Joseph Messinger est quelqu'un qui est bien placé pour parler du sujet, lui qui a réussi sur le tard son premier ouvrage a été publié à 42 ans...). Depuis ce coup de maître, il vit exclusivement de sa plume. (ah, le veinard !) 

 

Analyste redoutable du verbiage, il décrypte le langage des gens célèbres et les gestes à privilégier pour communiquer efficacement au public.


La première partie de l'ouvrage m'a énormément plu, moi qui suis pourtant assez exigeant.  Dans ces premières pages, il s'attarde longuement sur ces mots qui "gagnent".  Il étaye ses argumentations d'anecdotes personnelles, de phrases ou chansons célèbres (Jean Jacques Goldmann omniprésent), parle de la philosophie des individus qui ont percé durablement, déroule de belles figures de style. (hyperboles, métaphores, etc...)

 

 

La suite est plutôt réservée aux initiés et aux passionnés, les autres risquant fortement de caler en cours de route ou de trouver le morceau indigeste, puisqu'il ne s'agit plus que de parler de la gestuelle.  Comprenez "gestuelle" dans un sens très étendu, c'est à dire de la poignée de main au simple clignement d'oeil.

 

Vous apprendrez à décoder subtilement les signes qui trahissent des pensées autour de vous, du type de sourire que l'on vous adresse au positionnement des genoux de votre interlocuteur. (euh, qui se gratouille la tête, là ?)

 

Entre les lignes, le lecteur est constamment sensibilisé sur l'intérêt de connaître la signification des mimiques, dont l'intérêt stratégique incontestable se fait sentir dès le premier rendez vous. 

 

Grâce à ses grilles personnalisées, j'ai appris pas mal de choses sur ma personnalité (notamment que j'adopte très souvent des postures d'entrepreneur et que je suis un "offensif extraverti")

 

Le seul hic, et je vous l'avais annoncé, c'est que la deuxième partie de cet ouvrage est difficilement digérable pour quelqu'un qui n'est que vaguement intéressé par la gestuelle. 

 

Certains d'entre vous abandonneront sûrement en cours de route, ensevelis sous une avalanche d'informations trop techniques. Pour mémoire, l'envie de piocher uniquement ce qui m'intéressait (et de considérer l'ouvrage comme un recueil) était oppressante, tant certains gestes m'ont paru peu usités.

 

Pour finir sur un point positif, Messinger semble être également un ardent défenseur de la pensée positive. En toute fin d'ouvrage (juste avant un index psycho-anatomique), il nous  gratifie même de quelques phrases bourrées de vitamines pour booster notre volonté.

 

Globalement, je ne suis pas mécontent d'avoir acheté ce livre. Je vais même recourir à lui pour appréhender certaines situations.

 



 


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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 07:00

manuel-manipulation.jpgOyé, Oyé, citoyens du web, nous sommes tous plus ou moins manipulés par quelqu'un d'autre de «plus puissant». On dupe les enfants, les salariés, les retraités, souvent pour acheter la paix sociale. On ment (ne serait-ce que par omission) à son voisin, à son époux (-se), à ses amis, à sa famille, pour préserver quelque chose de plus important encore.   

 

Bien sots sont ceux qui s'imaginent que nos gouvernants, si hauts placés qu'ils soient, disposent de la vérité universelle (…).  

 

Les manipulateurs peuvent être partout et nulle part. Nous ne pourrons jamais dire adieu définitement à tous les intrigants, même en étant très futé(e) ! 

 

 

Trève de propos alarmistes, redescendons au rez de chaussée de cette peur irrationnelle : qui n'a jamais été victime d'un étrange coup du sort et n'y a jamais vu la main de son ennemi ?. C'est pourquoi le titre est tape à l'oeil (manuel de manipulation), et l'on brûle d'envie de le feuilleter. Le sous-titre ne l'est pas moins (obtenez tout ce que vous voulez), quel vaste programme !

 

Avant d'ouvrir la première page, j'ai le sentiment d'être un démineur ou une vieille sorcière sur le point de consulter son grimoire. Je sais que je l'ouvre et que cela «n'est pas convenable» au point de vue des rapports sociaux.

 

A vrai dire,  une fois le malaise terminé, cette idée m'enchante complètement, moi qui trempe toujours vertement dans le bain du politiquement correct.

 

Certes, je ne suis pas au point de brandir cette trouvaille dans la bibliothèque et d'en faire un emblème, mais je souris déjà rien qu'à voir la tête de mon épouse quand elle me verra me diriger à la caisse avec ce livre sous le bras ... Tout cela avec l'air le plus naturel possible, bien entendu !

 

Alors, qu'est ce que je pense de ce livre ?...De quoi nager en eaux troubles en piscine d'intérieur ou d'extérieur, mais pas de quoi le faire dans une mer infestée de requins (rires). En vrac, je vous livre les premiers chapitres sur les relations quotidiennes : «comment se faire passer pour un cadeau ?», «soyez égoïste, c'est plus généreux !», «identifier ses relations de soutien».

 

La suite n'en est pas moins franche du collier pour ce qui est des échanges verbaux : «comment mener un homme par le bout du nez ?», «apprendre à parler 'femme'», «déjouer les menteurs», «apprendre à mentir vrai»

 

L'ambition était grande, sûrement démesurée. Déceler les mensonges de toutes tailles, mener des conspirations, sortir gagnant des guerres larvées, reprendre le pouvoir d'une sphère d'influence ou encore obtenir une augmentation de salaire demandait sûrement plus de 300 pages.

 

Toutefois, ce livre n'est pas déplaisant du tout. Tout d'abord en raison de son rapport qualité/prix, parfait. Ensuite parce qu'il a l'audace de tracer une ligne jaune à ne pas dépasser en matière de générosité ou de compassion, c'est si rare et surtout salvateur. (rires). Enfin, il comporte aussi quelques éléments fiables de psychologie que je connais parfaitement (notamment sur la gestuelle) et il est très compréhensible.

 

Voilà, j'ai lu ce brûlot...  je le conseille fortement surtout à ceux qui découvrent la vie professionnelle, et en général, aux personnes dont la nature généreuse joue des tours...(de pigeon ?)  

  

Manuel de manipulation, de Gilles Azzopardi (spécialiste en relations et stratégies de communication). Éditions j'ai lu 6,70 euros en bibliothèque. (ne pas choisir le format à 18,91 euros)

 

Un des sites de vente :

http://www.amazon.fr/Manuel-manipulation-obtenir-presque-voulez/dp/2290021229/ref=cm_rdp_product

 

 

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17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 12:47

psychologie-de-l-argent.jpgEn regardant les statistiques, j'ai pu remarquer que la catégorie que vous consultez le plus est celle relative à l'argent. Cela tombe bien, j'ai beaucoup écris là dessus, étant donné que me suis penché sur le problème ces derniers mois. Alors, c'est grave, docteur ?

 

 

Pas vraiment, je crois, puisque l'un de mes principaux objectifs et surtout de désacraliser l'utilisation de l'argent. Vous en avez ? C'est bien, je ne suis pas jaloux et cela ne changera rien entre nous.

 

Vous n'en avez pas ? C'est triste et sûrement temporaire, mais ce n'est pas ce qui conditionnera nos rapports.

 

Voulez vous savoir quand j'ai gagné le plus d'argent ? Quand j'y pensais le moins. Etonnant et révélateur, non ?

 

Nos comportements déviants vis à vis de l'argent doivent être traqués et éradiqués. Il se peut que certains d'entre nous (moi compris avant de lire cet ouvrage) s'imaginent ne pas connaître du tout de problèmes avec «le fric», pour parler vulgairement... Faire la politique de l'autruche est si arrangeant. 

 

Moi même, de temps à autre, je me pose la question de savoir si je ne suis pas un peu arriviste ou radin. Pour me soigner, je me rassure, j'écris ici pour rien depuis de nombreux mois, alors que manifestement mon webmestre aimerait me donner un peu plus de sousous, ce qui arrangerait ses affaires.

 

Tout le monde devrait d'ailleurs se poser des questions sur son rapport à l'argent. C'est bon pour la santé, pour la famille, pour les amis. Cela évite aussi des réflexions désobligeantes lors de sorties (Dis-moi, gérard, ton portefeuille est toujours scotché à ta poche ?)

 

Tiens, je me souviens d'un excellent film, «le coût de la vie», dont le personnage principal (lucchini, ndlr) est un avare maladif qui va progressivement et difficilement muer.

 

«Le blé», «la tune», ou «l'oseil», ne doit pas tout régenter, même si cela serait hypocrite d'affirmer qu'il ne contribue pas au bonheur. Mais bon... assez de leçon de morale ou de philophosie.

 

Thierry Gallois est psychologue-psychothérapeute et spécialiste des comportements de dépendance. Il casse le mythe de «l'argent roi» avec un certain talent et en toute simplicité, pour le remettre à sa juste place : un outil qui peut entraîner des addictions. Le tout est parsemé d'anecdotes de ses consultations.

 

La page 81 à 84 permet de situer notre niveau de dépendance à l'argent. Suivant vos réponses, vous pourrez vous classer dans trois niveaux distincts : la dépendance simple, l'avarice ou la dépense compulsive.

 

Après avoir réalisé ce test, je pousse «un ouf» de soulagement : pas d'addiction à signaler. Bon pour le service, je vais pouvoir continuer mes douches avec des billets de 500 euros, méchant capitaliste que je suis.

 

 

«Psychologie de l'argent» de Thierry Gallois, édition «j'ai lu». 5,60 euros.

Un ouvrage d'intérêt général qui vous réconciliera avec votre porte monnaie.

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16 juillet 2011 6 16 /07 /juillet /2011 18:43

vysir.gifChutttt... Je lis !. Ou plutôt, je découvre de nouveaux bouquins qui parlent de progrès que l'on doit accomplir pour apparemment changer du jour au lendemain nos vies.

 

Il paraît qu'ils contiennent des petits et grands «trucs» psychologiques à connaître absolument pour devenir un maître, en tout et n'importe quoi.

 

Et tant pis pour papa et maman, qui nous ont appris à vénérer des règles et des conventions dont l'on doit impérativement s'affranchir pour atteindre l'orgasme du bien être. Oui, car je veux hurler de plaisir jusqu'à m'éclater le gosier, et pour cela, rien ne doit m'échapper.

 

 

Cynique ? Mais noooonn, enfin, qu'allez vous chercher là.  Qu'il est bon de retrouver l'instinct animal. Je renifle, je flaire dans les bibliothèques du web et d'ailleurs, je guette la moindre proie littéraire en format de poche et pas chère.

 

Quand je l'ai enfin trouvée, je pousse des cris de soulagement, laissant éclater ma joie de consommateur rassasié. Ah, cela c'est sûr, je vais m'empiffrer de ces bêtes qui se laissent attraper si facilement.

 

Mais comme je suis quand même un peu partageur, je vous révélerai si elles ont tenu leurs promesses au point de vue succulence.

 

Surtout, ne le dites à personne.

 

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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 12:34

Relativement attiré par la sagesse qui se dégage de la pratique du bouddhisme, j'ai voulu m'imprégner des bases de cette religion avec l'ouvrage du Dalaï Lama intitulé "cheminer vers l'éveil".

 

Ce livre est resté un tiers lu pendant quelques mois, car j'avais franchement du mal à interpréter certaines phrases/préceptes.

cheminer vers l'éveil

Pour une meilleure compréhension de tout à chacun, le langage religieux bouddhiste aurait peut être pu faire l'objet d'un lexique intégré à l'ouvrage lui même. Toujours est il que j'ai parfois eu la désagréable impression de lire du charabia, l'esprit encombré par des contraintes quotidiennes plus ou moins rébarbatives.

 

Comme je n'aime pas rester sur une fausse note, je me suis aperçu qu'essayer de décrypter précisément quel était le sens de tel ou tel propos était assez plaisant, pourvu que l'on s'en laisse le temps dans un environnement paisible. 

 

Ce n'est qu'à cet instant, parfaitement détendu, que j'ai pu saisir le sens profond des phrases, ce qui m'a d'ailleurs souvent amené à l'introspection et à l'interrogation.

 

Comment "le bouddhiste moderne" (citadin et salarié) parvient il à concilier les principes fondamentaux de sa religion dans sa vie courante une fois sorti du temple ? cela me semble tenir des douze travaux d'Hercule. 

 

En tous cas, le discours du Dalaï Lama est irrésistiblement séduisant, puisqu'il prone notre existence en parfaite harmonie avec la nature, se montre défenseur de la paix entre les peuples, dévelloppe le bien être et l'humilité, etc... 

 

Bien entendu, il rejette formellement toute forme de haine, de violence, et ne se lasse pas de conter par ci par là les sages propos de ses maîtres à penser tels Aryadeva.

 

Si vous ressentez le besoin de canaliser de mauvaises pensées, de réfréner certaines pulsions ou encore de soigner de quelconques plaies à l'âme, cet ouvrage peut incontestablement vous aider. Sur un plan strictement psychologique, je pense même qu'il peut  jouer un rôle "purificateur" .

 

 

 

Cheminer vers l'éveil, de sa sainté le Dalaï Lama, avec la collaboration de Jeffrey Hopkins. Prix conseillé : 9,50 euros.

 

Lien vers un site de vente > link

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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 17:03

indignez-vous.jpgIntrigué par les milliers d'exemplaires vendus de «indignez-vous» de Stéphane Hessel, j'ai voulu en savoir plus et je l'ai acheté.

 

Première surprise, l'épaisseur de l'ouvrage (30 pages) et son prix en rapport. (3 euros).

 

La deuxième surprise m'attend à la lecture, le vocable utilisé est particulièrement simpliste (par la volonté de l'auteur de le rendre accessible à tous), quant aux envolées lyriques, elles ne sont pas au rendez vous. Les motifs d'indignations, rares, ne sont traités que superficiellement...

 

Les principales diatribes sont adressées à l'encontre du libéralisme économique (de façon très brève), elles sont un peu plus étayées pour ce qui concerne le traitement réservé au roms et aux sans papiers, et encore plus étoffées pour parler du sort peu enviable des palestiniens.

 

 

 

Je m'attendais à un pamphlet sans précédent, à un met délectable qui dénonce tout et n'importe quoi contre vents et marées, mais j'ai plutôt goûté à un plat très amer.

 

Stéphane Hessel est un grand bonhomme de la résistance, je l'admire et je le respecte énormément, mais de mon point de vue, son livre est plutôt un survol magistral de l'indignation, totalement dépourvu d'idées novatrices et peu en rapport avec un personnage de son ampleur.

 

Qui plus est, le titre de son fascicule est tape à l'oeil et ne correspond en rien au contenu. C'est un petit peu comme les bandes annonces alléchantes de films qui ne dévoilent que les meilleurs extraits pour nous vanter les mérites de navets.

 

Stéphane Hessel a quand même lancé une mode qui n'est pas prête de s'éteindre, celle d'ouvrages aux titres racoleurs dont le contenu, famélique, et vendu à des prix défiants toute concurrence. (crise oblige). D'une certaine façon, c'est aussi un moyen de réconcilier une certaine frange de lecteurs qui n'a plus les moyens financiers de lire ou qui n'en a pas le temps matériel.

 

Nous sommes à l'ère du zapping, mais nous avons le choix de ne pas tomber dans cette tendance nocive du bâclage dans tous les domaines. Puisqu'il en est ainsi, je zapperai également ceux qui lui ont emboîté le pas, aguichés par ce marché porteur d'une littérature taillée à la serpe et très bon marché.

 

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3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 15:27

pensez-gerer--jpg"Pensez, gérer, gagnez" est le genre d'ouvrage à ne pas louper, sous aucun prétexte.

A des milliers d'années lumière du pessimisme ambiant, Daniel Sévigny y développe les bénéfices inestimables que l'on peut tirer de "la pensée positive".

 

Sévigny part du postulat que si "nous broyons du noir" constamment, il ne peut jamais rien nous arriver de bien, et je ne peux qu'adhérer à cette idée.

 

Loin de lui la volonté de nous embrigader dans une secte ou une religion quelconque, ses propos sont exclusivement axés sur le développement du potentiel insoupçonné de notre volonté.

 

Avec une plume d'une légèreté exceptionnelle, il nous dévoile un large panorama des défauts qu'il nous faut combattre pour réussir, nous poussant sans cesse dans les recoins de l'introspection.

 

J'ai eu beau chercher, je n'ai rien trouvé qui me déplaisait vraiment, mis à part (peut être) quelques formules mentales qui peuvent paraître incantatoires et peuvent laisser sceptiques au premier abord.

 

Personnellement, et bien avant d'avoir lu cet ouvrage, j'appliquais déjà certains principes comme "l'écriture positive", c'est à dire le fait de considérer par écrit que mes objectifs sont déjà réalisés.

 

Etant d'un naturel très exigeant avec moi même, j'évite quand même ce procédé dans le journal personnel que vous trouverez ici, qui est d'une objectivité absolue.

 

Encore merci à Flavia qui m'a conseillé ce livre... Il vous en coûtera environ 18 euros pour l'obtenir, mais qu'est ce que 18 euros par rapport à ce qu'il peut vous apporter personnellement ?


autre livre en cours de lecture : "cheminer vers l'éveil" du Dalaï Lama.

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