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Cela fait plusieurs jours que je n'ai pas rédigé une seule ligne ici. Cela n'est pas l'envie qui me manquait, mais plutôt l'inspiration, étant donné que je tiens à l'originalité et au caractère bénéfique de mes articles.

 

 

En tant qu'êtres humains faits de chair et d'os, nos besoins vitaux devraient se limiter à trouver un toit, se nourrir, s'assurer une descendance et accessoirement se vêtir.

 

Viendrait ensuite spontanément dans cette hiérarchie la nécessité de préserver ce que nous considérons comme «notre territoire». Très souvent, cette propriété est incarnée par des biens matériels, mais pour les plus possessifs affectivement, cela peut aller jusqu'au sentiments amoureux ou amicaux. En principe, lorsque vous avez un toit, que vous pouvez manger à votre faim, que votre descendance est assurée comme vous le souhaitiez et que vous êtes en mesure de défendre tout ce qui fait votre bonheur, vous devriez touchez du doigt la plénitude.

 

Toutefois, ces critères ne suffisent plus automatiquement le bonheur dans le monde contemporain. Pour des raisons dépendantes de nos personnalités, tous ces éléments réunis ne sont pas suffisants pour qu'un individu s'épanouisse pleinement. En effet, nos besoins sont amenés à évoluer constamment avec le temps, mais ce processus mental s'accompagne parfois de mutations psychologiques très difficiles.

 

Il y a plusieurs années, j'ai rencontré par hasard une psychothérapeute qui a joué un très grand rôle dans ma vie, car elle m'a fait aimer la psychologie dans toutes ses dimensions (un jeu dangereux, puisque nous sommes tombés follement amoureux l'un de l'autre par la suite). C'était une femme brillante et on ne peut plus charmante, qui avait obtenu ses diplômes par l'entremise de la formation continue. Lors de notre première rencontre qui s'est déroulée dans un café, nous avons discuté ensemble de ce qui faisait la beauté de son métier, et elle m'a répondu qu'elle «apaisait tout simplement les tourments de l'âme humaine».

 

Peu de temps après, elle m'a posé cette question : pourrais-tu me classer ces besoins par ordre de priorité dans ta vie ?

Travail – amour – argent – sexe - loisirs – famille – amitié

 

Après une brève hésitation, je me suis muni d'un stylo, et, sur le coin de la table, j'ai griffonné le résultat de mon travail d'introspection sur un mouchoir en papier... Répondre à cette question m'a fait un bien fou, je me suis senti beaucoup plus léger, comme si j'étais débarrassé d'un poids inutile. L'angoisse, la frustration, le mal-être, la jalousie, bref, tout ce qui peut s'imaginer de pire comme tares psychologiques peut se révéler au grand jour après cette question.

 

Depuis, je me la pose régulièrement de temps à autre, cela me permet d'endiguer un trop plein d'énergie et de retrouver le chemin de la sérénité. Depuis lors, mes priorités n'ont pas été bouleversées malgré des évolutions notables, tant sur le plan amoureux que financier.

Nos besoins doivent évoluer, c'est le cycle naturel de la vie. Cependant, si l'un ou l'autre des 7 besoins énumérés ci-dessus accapare la plupart de notre temps, c'est le signe d'un problème.

 

Chacun de ces éléments semble avoir été bâtis pour nous faire «tourner la tête». Tout le monde a déjà connu ce genre de situation : des moments débordants de passions, de sentiments, d'envies irrépressibles de faire ou de vouloir toujours plus. Mais pour détecter des changements radicaux dans nos comportements pouvant perturber nos repères habituels, rien de tel que de tout remettre à plat en se posant la question de ses priorités.

Tag(s) : #psychologie-psychanalyse
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